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Une Entente pour exister dans la commune

Aux côtés du volley et du basket, ses camarades de salle, le handball peine à exister à Quimper. Le club QCH a donc décidé de former l’Entente de l’Odet avec Ergué-Gabéric.

« Cela fait deux ou trois ans qu’on y pensait », confie Muriel Nerrou, ancienne secrétaire qui a pris le relais de la présidence cette année. « L’amicale laïque et Ergué-Gabéric étaient déjà ensemble et le comité départemental nous enjoignait de les rejoindre. On a fini par trouver le temps de concrétiser tout ça… » et achever de convaincre les dernières réticences héritées des anciennes petites guerres de clocher.

Végétant dans les petites divisions départementales, ce rapprochement était devenu évident voire nécessaire pour le QCH, dans l’idée de « créer un club un peu plus puissant dans le bassin quimpérois ».

Des voisins impressionnants

Notamment face à ses illustres voisins qui ont embrassé à pleine main le handball : Châteaulin et Concarneau côté garçons, qui évoluent tous deux en Prénationale ; l’entente Roz Hand Du (bassin de Rosporden) chez les filles, qui se sont invitées en finale de Coupe de France régionale la saison dernière.

« Il ne s’agit pas de les concurrencer mais simplement d’exister. Grâce à cette entente, certains de nos joueurs vont pouvoir évoluer en Régionale, soit deux niveaux au-dessus de l’année dernière. De même pour les femmes qui jouaient au plus bas niveau départemental. »

Parée désormais de cinq équipes seniors féminines et masculines, l’Entente va surtout bénéficier d’un encadrement digne de ce nom grâce à l’embauche et la formation (BPJEPS) de son entraîneur, Nicolas Roux, qui « dirigera les équipes premières et encadrera les autres coaches ».

Mais si les seniors vont largement bénéficier de ce rapprochement, « ce sont les jeunes qui restent la base du projet. En leur proposant un meilleur niveau, nous espérons donner envie aux meilleurs d’entre eux de rester et non d’aller grossir les effectifs des clubs voisins… » Et ainsi créer un cercle vertueux qui, à terme, enrichira les équipes premières.

Reste la question épineuse de la salle qui empêche, aussi surprenant que cela puisse paraître, d’avoir un club résident à Quimper.

« La municipalité ne veut pas nous laisser jouer à Max-Jacob ou à la Halle de Penhars à cause de la colle que les joueurs se mettent sur les mains. On a bien proposé de nettoyer après chaque match mais ce n’est semble-t-il pas suffisant. »

Les équipes seniors doivent donc papillonner entre Pluguffan, Ergué-Gabéric et parfois la salle Ugsel dont le sol est en… béton. Outch !

« Nous réfléchissons à d’autres solutions mais si notre projet réussit, peut-être aurons-nous alors un poids sportif et donc une influence plus importante… »

Site : quimperhandball.over-blog.com

Source : Ouest France du 16 octobre 2015